La besogneuse, la bâtisseuse
On me voit toujours sur quatre chemins
À la recherche du moindre grain
Courant sans cesse après le temps
De m'amuser serait un contretemps !
Alors, je cours je cours, antennes en avant
Écoutant la cigale chanter dans le vent
Transportant fétu de paille sur mon dos
Je transpire, suant sang et eau
L'été passe si vite... vite je me dépêche
Bientôt, bientôt je n'aurai plus la pêche !
Bien sûr je vais t'aider..
Pour me reconnaître quelques indices...
Rouge ou noire, quelquefois ailées
On me trouve partout, en ville et en forêt
En Amazonie, je ne pousse pas de cri..;
Même si certains disent que je "onde cro" fort !
Tu m'as reconnu ???
Serais-tu celle qui chante quand je travaille ?
Qui vient frapper à ma porte quand la bise vient ?
C'est vrai que tu chantes bien !
Non ! je ne te prêterai rien !

LA CIGALE ET LA FOURMI
La Cigale, ayant chanté tout l'été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue. Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau , Elle alla crier famine Chez la Fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle. Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l'août , foi d'animal, Intérêt et principal. La Fourmi n'est pas prêteuse ; C'est là son moindre défaut, Que faisiez-vous au temps chaud ? Dit-elle à cette emprunteuse. Nuit et jour à tout venant Je chantais, ne vous déplaise. Vous chantiez ? j'en suis fort aise : Et bien ! dansez maintenant. JEAN DE LA FONTAINE |
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